Le passage vers le travail en réseau

Le toujours pertinent Harold Jarche nous propose un billet intitulé « Structuring for the network era. »

Toutes les organisations doivent réaliser que ce mouvement vers un travail en réseau est incontournable. En fait, il est déjà amorcé…

Les réseaux sociaux publics – LinkedIn ou Facebook par exemple – nous mettent en contact avec des centaines de personnes où se trouvent forcément quelqu’un qui pourra répondre à nos interrogations ou nous aiguiller vers les ressources pertinentes. S’il est impossible d’y accéder au travail (sites bloqués – voir le billet de mon collègue Charles Gagnon), on utilise alors ses propres appareils (BYOD) ou on le fait à partir de chez-soi.

Le cas de LinkedIn est intéressant, car si au départ l’idée était simplement de se créer un réseau de contacts, l’application a vu naître depuis environ deux ans une multitude de groupes – des communautés de pratiques ? – qui permettent un partage plus ou moins structuré de connaissances et d’informations.

Évidemment, travailler en réseau signifie bien davantage qu’utiliser une application spécialisée, qu’elle soit publique ou privée, tel un réseau social d’entreprise (RSE).

C’est d’abord une prise de position organisationnelle en faveur d’une structure de gestion qui met à l’avant-plan le décloisonnement des connaissances et du talent de son personnel. Une position où l’on mise sur ces piliers que nous propose encore Harold Jarche qui affirme que la confiance est au coeur d’un réseau performant.

Triangle_Attitudes_Jarche

In the network era, trust will become much more important, and it is not something that, once lost, we may be able to regain in a world where the network remembers everything, for a very long time. It truly is becoming a global village, for better and for worse. Trust should be taught, discussed, promoted, and practised; in schools and in business.

Les organisations ont plus à gagner qu’à perdre en encourageant leurs employés à tisser des liens entre eux et, au besoin, à créer des communautés de pratiques qui deviendront des creusets fertiles pour l’apprentissage et l’innovation.

Research shows that sharing complex knowledge requires strong interpersonal relationships. But discovering innovative ideas usually comes through loose social ties. Organizations need both, and communities of practice can help to connect tight work teams with loose social networks. Communities of practice can provide a safe space for professionals to share knowledge and challenge each other at the cutting edge of their expertise.

Aussi devons-nous insister: s’il existe nombre d’applications pour encadrer et supporter le travail en réseau, la collaboration, voire la coopération, aucune d’elles n’inclut la dynamique, le « mindset » préalable à la constitution et à la réussite d’une communauté de pratique ou d’un réseautage interne efficace.

Cela dit, il faut prendre acte que le travail en réseau est désormais une réalité. Une réalité naissante, certes, mais assurément plus qu’une mode passagère.  Une réalité qui s’inscrit comme une réponse à la complexité croissante à laquelle nous faisons face quotidiennement et au défi de performance que la globalisation des marchés impose, tant au privé qu’au public.

Le travail en réseau, c’est la reconnaissance de la richesse individuelle et de la puissance du partage, de la collaboration et de la coopération.

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