Tendances – Entreprise collaborative

Je rappelle d’entrée de jeu que le livre blanc, « Tendances – Entreprise collaborative », vient d’être publié et que vous pouvez le télécharger ici. Ce livre blanc présente les points de vue de cinq auteurs. Un tome 2 paraîtra bientôt.

Je me permets de vous proposer quelques extraits, histoire de vous mettre en appétit.

Anthony Poncier:

 (…) le modèle de l’holacratie a le vent en poupe. L’idée étant d’avoir une organisation en mode fractale où les équipes s’auto-organisent et ne sont plus sous la tutelle d’un manager.

Mais, cette nouvelle donne, ne peut faire l’économie d’une remise à plat des silos, des processus et des modes de management existants au sein des organisations.

Aujourd’hui, bien souvent, on a plus à perdre à être collaboratif et à s’engager dans cette voie, plutôt que de préserver ses anciens modes de fonctionnement. Donc, sans signe clair de l’organisation, la mise en place d’une gouvernance, d’un programme d’accompagnement et d’engagement du top management, cela semble difficile d’arriver à une véritable évolution.
On retrouve ici, les principales thématiques évoquées précédemment, conduisant à de nouvelles formes d’interactivité, qui sont, trop souvent, étrangères aux dirigeants, ne comprenant pas cette nouvelle culture, et qui, se contentent d’en voir l’écume des vagues sans en mesurer réellement les tenants et aboutissants. Mais cette urgence devrait obliger les entreprises à se saisir du sujet.

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Bertrand Duperrin:

Selon le cabinet Gartner, 90% des initiatives dites « sociales », du mot « social business », énième avatar utilisé pour désigner l’entreprise collaborative, sont vouées à échouer. Selon Forrester, seulement 28% des travailleurs du savoir utilisent des outils de collaboration au moins une fois par mois, 22% des utilisateurs d’outils de collaboration sociale les considèrent essentiels pour faire leur travail. Rien de très rassurant donc, à ce jour.

(…) ne plus faire de la collaboration une activité, mais la manière dont on vit, travaille et manage.

(…) l’entreprise collaborative « parfaite » est le résultat d’un subtil équilibre entre motivation, engagement, confiance, modèle managérial (…)

L’entreprise collaborative existe du fait même que l’entreprise existe et que, de tout temps, il a fallu s’organiser pour faire les choses ensemble. Elle existe parce que la grande majorité de ses salariés a adopté de nouvelles pratiques dans leur usage personnel des technologies, quand bien même ils peinent à donner un sens à ces pratiques dans leur environnement de travail. Elle existe enfin, parce que la technologie qui la facilite est là. Parfois imparfaite, parfois disponible de manière non officielle, mais suffisante, pour amorcer quelque chose.

L’enjeu n’est donc pas tant de créer l’entreprise collaborative mais de faire de la collaboration un état plus permanent et plus stable des pratiques de travail et des rapports humains.

Les efforts ont donc porté sur l’adoption des outils plutôt que sur le sens de leur utilisation et l’alignement des usages en question avec les besoins opérationnels et l’organisation du travail. Avec, pour résultat, de transformer des outils au potentiel réel (et à ce jour toujours sous exploité) en problèmes à résoudre plutôt qu’en solutions à mettre à profit.
Mais une prise de conscience récente commence à changer la donne. Les entreprises réalisent peu à peu que la question ne se situait pas au niveau de la technologie mais dans son contexte d’utilisation. C’est en fonction de règles implicites ou explicites comme la culture d’entreprise, les modes d’évaluation, les process et workflows pour ne citer qu’eux, que les collaborateurs seront ou non dans un contexte qui rendra possible de tirer le meilleur des technologies mises à leur disposition.
C’est leur contexte d’utilisation qui fait que des pratiques nouvelles – et les outils qui les rendent possibles – ont du sens et sont légitimes dans le contexte du travail quotidien. L’entreprise collaborative ne tirera pas uniquement son nom de sa capacité à utiliser des outils mais également de sa culture, sa structure, sa vision du travail et des rapports humains dans l’entreprise.

(…) la collaboration est affaire de vouloir/savoir/pouvoir collaborer et l’utilisation des différents outils n’est qu’une partie du « pouvoir » collaborer.

(la collaboration)… C’est également, une manière d’apprendre, de se former, de manager, d’innover.

L’entreprise collaborative se caractérise par un certain degré d’autonomie et d’initiative laissé aux collaborateurs, une certaine forme de subsidiarité qui est exigeante en terme d’engagement. C’est l’engagement qui est, en effet, le facteur déterminant de la productivité des travailleurs du savoir. C’est l’engagement, qui fait, que l’autonomie et la capacité d’initiative deviennent facteur d’avantage compétitif plutôt que de perte de repères. Le travail sur l’engagement des collaborateurs sera donc un axe majeur des chantiers sur l’entreprise collaborative.

Florian Jourda

Dans l’entreprise, les nouvelles technologies changent la donne en transformant l’accès à l’information qui était autrefois l’apanage de la hiérarchie. Dans cette ère de l’information, les entreprises qui vont se démarquer seront celles qui sauront à la fois faciliter le déploiement de ces technologies à tous les collaborateurs, et refondre leur organisation interne en donnant plus d’autonomie aux équipes qui sont désormais à même de prendre plus de décisions.

Frédéric Domon

Aujourd’hui, innover est une question de survie. Or innover, c’est apprendre. Et apprendre, c’est essentiellement un acte informel, social. Donc innover, c’est faciliter la collaboration, l’échange de savoir, le partage de connaissance. C’est l’essence même de l’entreprise collaborative. Une entreprise qui donne du temps, des espaces pour créer des relations de proximité. Parce que la meilleure façon d’apprendre est d’enseigner ; l’entreprise collaborative est une entreprise qui partage et restitue ses idées avec ses concurrents, ses clients, ses partenaires, ses prospects.

(…) une économie de l’apprentissage est une économie où la capacité à apprendre est cruciale pour la réussite des individus, des entreprises et d’une manière plus large, des nations. Apprendre, se réfère à la construction de nouvelles compétences et pas seulement à l’accès à l’information. Dans un monde où l’accès à l’information devient de plus en plus facile et rapide, ce qui importe vraiment pour la performance économique est la capacité d’apprendre, et non, l’accumulation de connaissance.

L’apprentissage social est facilité par le développement d’internet et des réseaux qui favorise l’émergence d’une intelligence en réseau. Pour Don Tapscott, « L’intelligence en réseau n’a rien à voir avec des machines intelligentes, mais avec des êtres humains qui, à travers les réseaux peuvent combiner leur intelligence, leurs connaissances, leur créativité pour contribuer à la création de richesse. Même si les ordinateurs sont reliés, ce qui importe est l’interconnexion de l’ingénuité humaine. »

Ainsi pour innover, les entreprises doivent développer leur capacité à apprendre socialement en permanence. Elles doivent donc développer la collaboration, l’échange d’information, le partage de connaissance. C’est l’essence même de ce que l’on appelle l’entreprise collaborative.

Pour télécharger le livre blanc Tendances – Entreprise collaborative, cliquez ici.

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Un avis sur « Tendances – Entreprise collaborative »

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