Passer du copyright au copyleft, en route vers la collaboration

Avant, c’est-à-dire hier, on avait un avantage concurrentiel quand on détenait une information que les autres n’avaient pas.

Aujourd’hui, l’avantage concurrentiel, c’est de s’intégrer dans le flux informationnel. Pour s’en inspirer, pour contribuer, pour participer à la libre circulation des idées.

Avant, on avait une attitude copyright. Je garde pour moi. Ça assure ma valeur, ma job. Je suis indispensable parce que je suis le seul à savoir ou à avoir un droit d’exclusivité sur un savoir.

Aujourd’hui, on migre vers une attitude copyleft. J’ai de la valeur parce que je partage et je contribue à la discussion. J’ai de la valeur parce que je suis le courant, je vois les tendances et sais m’en servir pour faire avancer mon développement, mon travail, mon équipe, mon organisation.

Copyright_copyleftQuand une organisation prend le virage du collaboratif, un des freins le plus sous-estimé concerne précisément cela: le collaboratif repose sur une attitude copyleft alors que ceux qu’on souhaite mettre à contribution sont généralement des tenants du copyright. Par défaut, par habitude, par valorisation. Autant les gestionnaires que les employés.

L’obstacle est culturel avant tout. L’employé, autant que l’organisation, perd ses repères traditionnels. Passer au collaboratif/copyleft leur donne l’impression de se retrouver nu dans la foule. Ça prend un moment, une adaptation, pour réaliser que la foule est en mouvement et que ce mouvement est au service de l’ensemble. On n’y perd pas notre individualité – on n’est pas nu – on la met plutôt utilement à contribution. On participe à l’évolution de l’ensemble en temps réel. Et on évolue soi-même.

Il faut faire un travail de reconnaissance de cette réalité avant de se lancer dans le collaboratif. Et pas seulement avec les individus, mais aussi avec les différents services de l’organisation. Dans leur cas, l’attitude copyright, ça s’incarne dans le travail en silos. Et d’un point de vue de gestion, c’est supporté par l’approche qu’on appelle « command and control ».

Passer du copyright au copyleft commande une transformation où le gestionnaire évolue dans son rôle et se pose en facilitateur, en entremetteur qui relie les personnes et en valorisateur des talents. Pour l’employé, ça procède par un lâcher-prise sur son royaume, pré-requis à l’ouverture que requiert le réseautage, le partage et la collaboration propre au copyleft.

 

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