Stratégie numérique nationale

Il y a deux ans, un groupe de treize personnes publiait un rapport d’étonnement:

Ce rapport d’étonnement n’est pas un plan numérique.

C’est un recueil d’idées et de propositions pour amorcer la discussion collective le plus rapidement possible. Elles sont issues d’une série de rencontres d’un premier groupe d’étonnés, tous convaincus qu’ils sont loin d’être seuls à s’étonner devant le peu d’envergure et de prévoyance de nos élus face aux mutations numériques en cours. 

Un plan numérique doit améliorer le mieux-être des citoyens ; il agit sur les fondements même de notre nouvelle société qui émerge.

Les étonnés publiait en même temps une lettre – Un Québec numérique: qu’attendons-nous ? – dans les principaux journaux du Québec, comme ici dans La Presse.

On apprend aujourd’hui que la France s’intéresse également à la question, avec le dépôt du rapport Lemoine qui  « trace 180 pistes numériques pour transformer l’économie française ». Voilà qui devrait nourrir la réflexion de ce côté-ci de l’Atlantique et, en particulier, celle du gouvernement québécois. Du moins souhaitons-le…

On lira donc avec intérêt le billet proposé par le site L’usine digitale. Les deux premier tomes du rapport s’y trouvent enchâssés.

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Ces quelques extraits pour se mettre en appétit:

Partout dans le monde, la transformation numérique représente une nouvelle étape de la profonde réorganisation économique et sociale engagée depuis plusieurs décennies sous l’effet des technologies d’information.
À chaque étape, on a parlé de révolution. Mais avec le numérique, la transformation s’accélère et se radicalise. Trois changements s’effectuent simultanément:
  • La course technologique n’est plus tirée par les entreprises ou les grandes organisations. Ce sont les personnes qui font la course en tête.
  • Les impacts deviennent réellement transversaux, avec des changements qui concernent aussi bien l’industrie que les services, le bâtiment ou l’agriculture que l’accès à la connaissance, l’expression culturelle ou la santé.
  • L’incidence de la technologie sur l’économie se diversifie et se complexifie. En plus de la structuration et de la croissance d’une lière numérique de plus en plus puissante, il faut tenir compte d’au moins huit effets.
En ne prenant pas en compte ce faisceau de transformations structurelles, on risquerait de passer à côté de l’essentiel. Un programme de recherche mené par le MIT et Capgemini Consulting a montré que les entreprises qui ont su saisir les opportunités de la transformation numérique ont une profitabilité supérieure de 26% par rapport à la moyenne.
Tout change, dès lors qu’il faut tenir compte d’une multitude d’eets qui se combinent entre eux, dans un contexte où le travail est moins une question de main-d’œuvre que de cerveau-d’œuvre et où non seulement les produits et les services se renouvellent rapidement, mais aussi où se transforment les relations entre les personnes et les institutions, avec un fort déplacement de la valeur que les uns et les autres accordent aux biens et aux situations.
Voilà. Bonne lecture !
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