Après la veille, la curation

Dans un billet précédent, je traitais de l’importance en 2014 de mettre en place une veille informationnelle, personnelle et organisationnelle.

Chaque jour, des dizaines de billets d’intérêt sont publiés et aboutissent dans l’agrégateur du veilleur. Celui-ci voudra conserver les billets les plus marquants et c’est là qu’on arrive à la notion de curation. Comme nous l’apprend Wikipedia,  « La curation de contenu (de l’anglais content curation ou data curation) est une pratique qui consiste à sélectionner, éditer et partager les contenus les plus pertinents du Web pour une requête ou un sujet donné. »

Des applications comme Scoop.it servent précisément à la curation. En ajoutant une extension à son navigateur, le veilleur pourra rapidement diriger les billets de son choix vers son site de curation. Je vous invite à vous rendre sur le site de Scoop.it et, à l’aide de l’outil de recherche, à rechercher des sites sur les sujets de votre choix.

Comme il s’agit de sites publics, les propriétaires sont libres de nourrir ceux-ci avec une assiduité qui variera de l’un à l’autre. C’est en les parcourant que vous finirez par tomber sur un, peut-être plusieurs curateurs qui vous proposeront des lectures intéressantes.

Pour celui ou celle qui n’a pas ou ne prend pas le temps de faire de la veille, c’est pratique de trouver un site de curation qui traite justement d’un sujet qui nous intéresse !

Curation

Par exemple, si vous vous intéressez à l’évolutions des organisations à partir des angles de la formation, de la collaboration et du changement, vous pourrez parcourir mon propre site de curation Scoop.it que je nourris depuis plus d’un an. Cliquez ici pour y accéder.

Il existe également une forme de curation qui consiste à répertorier des ressources – sites web, présentations, etc. –  traitant d’un sujet commun. Je pense ici à Pearltrees. Il suffit de se créer un compte gratuit pour avoir accès à une panoplie de « perles » qui ne manqueront pas de vous éclairer. Dans le champ de recherche, saisissez par exemple « veille et curation » et voyez tout ce qu’on vous propose.

D’autres vont plutôt se tourner vers les cartes heuristiques pour composer une arborescence de thèmes et de ressources associées. Pensons à une application comme Mindmeister qui permet à ses abonnés de produire des cartes publiques. Jetez un coup d’oeil à cette carte produite par Olivier Legrand, La boîte à outils du veilleur 2.0.

Je m’en voudrais de passer sous silence une application développée ici même à Québec, Crowdbase, qui propose une application pour les organisations qui permet, comme le souligne leur site, de « Centralisez le savoir des équipes – Recueillez le contenu qui vous intéresse, archivez ce qui importe réellement et partagez-le avec votre équipe. Catégorisez l’information afin de faciliter le transfert de connaissances au sein d’un environnement privé et sécuritaire. »

Cette application peut avantageusement servir à la curation en mode privée. Elle intègre même un agrégateur qui, sans égaler les produits spécialisés comme Feedly, peut rendre de précieux services à une équipe. Cette application, je le rappelle, s’adresse à des organisations et requiert un abonnement payant.

Bref, il existe de très bonnes applications pour servir de plateforme de curation. Les quelques propositions de ce billet sont loin de couvrir l’ensemble de l’offre du marché. À vous de l’explorer en recherchant l’outil qui sert le mieux les fins recherchées par votre curation et à lequel votre public pourra accéder aisément.

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Atelier sur la veille du RCMQ

Dans le cadre de ses activités, le Réseau des conseillers en management du Québec, chapitre de Québec, propose le 25 mars prochain un atelier sur la veille. Cet atelier est ouvert tant aux membres qu’aux non-membres. J’aurai le plaisir d’en être l’animateur.

Pour vous mettre dans le bain, vous pouvez jeter un coup d’oeil à ce billet que j’ai publié il y a quelques semaines.

Il s’agit du même atelier que Metalogique offre gratuitement aux organisations du Québec métropolitain. La formule est simple:  vous formez un groupe de 3 à 10 personne, vous me contactez et nous prenons rendez-vous pour une rencontre d’une durée de deux heures, dans vos locaux ou les nôtres, à votre convenance.

Je me permets de reproduire le texte de présentation de l’événement:

Logo RCMQ

La veille comme outil de perfectionnement et de performance

Série Le dossier de l’année – en atelier

Internet a aboli les frontières et ouvert les marchés. Pour affronter la complexité grandissante de leur environnement d’affaires, tant les entreprises que leurs employés doivent s’intéresser à ce qui se dessine à l’échelle mondiale. Se tenir informés des tendances de leur secteur d’affaires, comprendre les nouveaux enjeux de gestion et être au fait des avancées technologiques. Une difficulté de taille dans un contexte où la Toile croît à la vitesse grand V.

D’après Michel Bergeron, passionné d’évolution organisationnelle, une partie de la solution se trouve dans la veille, le partage et la collaboration. Posséder l’information en 2014 n’est plus une panacée, car tous ont accès à la même grâce au Web. Cependant, trouver des sources de qualité et les suivre à chaque jour pose un problème… qu’une veille structurée vient aplanir.

Il expliquera donc comment faire de la veille, pourquoi le succès de la veille organisationnelle passe d’abord par la veille personnelle et comment intégrer la veille dans son quotidien professionnel pour en tirer le meilleur. Il mettra de l’avant les bénéfices de la collaboration en matière de veille, tant pour les organisations que pour les professionnels. Enfin, il présentera trucs, astuces et outils pour faire de chacun un veilleur averti, démonstration à l’appui.

Intéressé à vous lancer ? Cette conférence est pour vous.

COORDONNÉES
UQTR – Centre universitaire de Québec   
1605, chemin Sainte-Foy, entrée # 8, Québec (Québec) G1S 2P1, local 0048

HORAIRE
7 h à 7 h 30 : Accueil des participants
7 h 30 à 9 h 30 : Atelier

COÛT
Membres du RCMQ : 10 $
Non-membres du RCMQ : 30 $

Pour en savoir plus et s’inscrire, cliquez ici.

Les organisations doivent faire de la veille

Je suis catégorique et intraitable à ce sujet: les organisations doivent prestement mettre en place des mécanismes de veille afin de suivre le fil du développement des idées, des activités et des transformations qui influencent le coeur ou la périphérie de leur mission. C’est une question de performance, de vitalité, de compétitivité et, dans certains cas, de survie !

La veille ? Une pratique qui consiste, à l’aide d’une application dédiée, de suivre diverses sources – principalement blogues et sites web – dont le contenu est en lien avec nos activités professionnelles.

Pourquoi ? Pour s’inscrire dans le courant, pour suivre « la game » et se mettre en mode évolution. Je le disais dans un précédent billet, tout s’accélère et, en même temps, la palette de couleurs se développe et s’enrichit continuellement.

De la veille sur quels sujets ? Simple. Au moins trois: tout ce qui concerne votre mission, tout ce qui concerne la gestion et tout ce qui concerne le développement des technologies de l’information. Dans le premier cas, on s’assure de connaître les dernières avancées de notre secteur d’affaire; dans le second, on comprend les nouveaux enjeux de gestion, les nouvelles façons de mobiliser, de mettre en réseau et de collaborer; dans le troisième cas, on se tient à jour afin de connaître, se préparer et mettre à contribution les technologies qui supporteront les deux premiers.

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Mais la veille ne devrait pas se limiter au niveau organisationnel. En fait, pour bien faire, elle devrait démarrer au niveau individuel. Contribuer à ce qu’on appelle en anglais le « Personal Knowledge Management ».

Au fond, l’idée c’est de s’inscrire dans la mouvance de la connaissance, découvrir des sources pertinentes et stimulantes et de s’y relier. C’est aussi connaître ce que font les organisations qui évoluent dans notre sphère d’activités, ce qui inclut tant les partenaires que les concurrents.

On le fait pour soi, pour s’enrichir, se former, s’informer et même se motiver. On le fait pour notre organisation, pour la nourrir, la confronter, la défier, la supporter et l’amener/la maintenir aux avant-postes. Même des patrons de grandes organisations s’y adonnent systématiquement, comme le relevait ce billet.

Je m’arrête. Vous ai-je perdu ? Peinez-vous à me suivre ? Vous n’êtes pas certain que ça s’applique dans votre cas personnel ou dans votre organisation ? Vous cherchez les bénéfices d’une telle démarche ?

Chez Metalogique, nous croyons profondément aux vertus, voire à l’obligation de faire de la veille. Et parce que nous y croyons et que nous sommes convaincus que toutes les organisations gagneraient à s’y adonner, nous vous faisons cette proposition:

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Voilà: à votre demande, je me rends dans vos locaux animer un atelier de 2 heures à un groupe de 3 à 10 personnes. C’est tellement plus facile à expliquer en face à face, surtout lorsqu’on peut démontrer à l’écran comment s’y prendre pour démarrer une veille structurée et efficace. Et en bonus, on parlera de partage, de collaboration et de curation. Une première rencontre gratuite, pour les organisations du Québec métropolitain.

Contactez-moi pour prendre rendez-vous ou pour en savoir davantage sur cette proposition.

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Les 3 V

Vie

Les vérités ont la vie courte. Le succès d’hier n’est garant de rien. Une bonne idée aujourd’hui peut être dépassée demain. Fini le temps où on passait une carrière assis sur quelques certitudes patentées.

Variété

Les idées, les informations, les initiatives, les nouveautés prennent milles couleurs, proviennent de partout et élargissent sans cesse le spectre des possibilités. Cela pose un défi considérable d’adaptation.

Veille

Le train file à toute allure. On ne peut plus se contenter de demeurer sur le quai et le regarder passer. Il faut s’inscrire dans la mouvance, suivre le rythme, décoder les tendances, entrevoir demain. Et passer à l’action de façon éclairée. Le prérequis: une veille stratégique structurée, vivante et partagée.

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Chez Metalogique, nous vous aidons à structurer votre veille. Pour vous aider à comprendre, à voir venir, à agir. Et aussi, pour surprendre, innover et évoluer.

Surveillez notre annonce à ce sujet dans les prochains jours…

Evernote

Je le confesse d’entrée de jeu: je suis un fan fini d’Evernote.

Tout ce qui suit, en conséquence, n’est pas objectif du tout…

Evernote

À l’origine, Evernote se présentait comme un simple outil de prise de notes. Avec le temps, de nouvelles fonctionnalités se sont ajoutées, disponibles sous pratiquement toutes les plateformes, pour en faire un ensemble d’applications des plus utiles.

Commençons par le début. Evernote, donc, c’est une application de prise de notes où l’on peut définir différents carnets (sujets) dans lesquels on créera des notes lors de réunions ou rencontres dont on voudra garder une trace et les consulter ultérieurement sur son téléphone intelligent, sa tablette ou son ordinateur.

On peut également déposer dans ces carnets des documents PDF ou des documents de la suite Office. On peut aussi y déposer une capture d’écran (Web Clipper) ou un billet de blogue… dont on aura surligné certains passages ou ajouté des commentaires. Parlant de blogue, pour une lecture confortable, on lira un billet en activant Clearly qui épure complètement l’affichage pour ne garder que le texte et nous permettre, comme avec Web Clipper, de l’éditer à notre convenance. Simple et génial.

C’est aussi une application (Hello) qui permet de prendre en photo des cartes d’affaires et les classer dans le carnet créé à cette fin.

Amateur de bonne bouffe et cuisinier à vos heures ? Voyez ce que Food vous propose pour vous aider à vous constituer une mémoire de vos restaurants ou de vos plats préférés.

Les propriétaires d’iPad voudront essayer Penultimate qui permet la prise de notes manuscrites et leur classement dans les carnets de notes de votre choix.

Evernote, c’est une application résidente sur votre ordinateur et en même temps résidente sur le « cloud ». On peut donc y accéder en l’absence de lien internet. Sitôt connectée, l’application se synchronise avec toutes les instances, mobiles et fixes.

Evernote existe en trois déclinaisons: gratuite, Premium et Business. Dans ce dernier cas, l’entreprise crée divers carnets qui sont partagés avec des employés et met ainsi en place un espace de partage et de discussion, voire une mémoire organisationnelle.

Outre le site web de l’entreprise, je vous conseille de consulter le blogue français qui se trouve ici pour découvrir toutes les facettes d’Evernote. Car ce billet n’en présente que la surface.

Si vous utilisez déjà Evernote, faites-moi connaître votre appréciation en utilisant la fonction Commentaires de ce billet (cliquez sur l’icône gris à la droite du titre).

Leadership : 3 leçons d’un PDG américain

Larry-FinkLa site Cadre et dirigeant magazine nous propose un entretien avec le PDG Larry Fink de la société d’investissement BlackRock.

Un passage m’a passablement réjoui:

Larry Fink consacre encore plus de temps à apprendre, car souligne t-il, « le monde des affaires devient de plus en plus complexe et les leaders doivent constamment s’adapter ». C’est pourquoi il commence sa journée en passant de 60 à 90 minutes à scruter l’actualité, pas seulement économique, mais aussi culturelle : tous les événements qui lui permettront de comprendre et d’anticiper de nouvelles tendances.

Voilà qui rassure: un dirigeant qui a compris toute l’importance d’intégrer à ses pratiques quotidiennes un temps pour effectuer une veille stratégique. Et en plus, il ne se contente pas d’un regard restreint à son seul domaine d’affaires, conscient que les influences peuvent venir de plusieurs sources.

Et vous, comment se porte votre veille ?

L’accès restreint aux ressources informationnelles

Sans titreLe sujet de ce billet m’est venu après que nous ayons dû modifier le premier URL de ce blogue, car son accès était bloqué dans plusieurs ministères et organismes gouvernementaux. Le coupable: la présence dans l’adresse du mot « blog ».

N’est-il pas intéressant de constater qu’encore aujourd’hui, de nombreuses entreprises et organisations ont des politiques restrictives vis-à-vis l’utilisation de l’internet? D’autant que les raisons qu’on nous sert pour se justifier relèvent bien souvent d’arguments qui tenaient la route… il y a dix ans !

Ainsi, on bloque  l’accès à une mine d’informations en limitant l’utilisateur aux seuls applications et sites jugés (par qui ?) pertinents à leur travail. On limite l’accès, outre certains blogues, à des applications sociales ou de partage, surtout si elles sont hébergées dans l’infonuagique.

Pourtant, jour après jour, les sources d’information et de savoir se multiplient et se diversifient. Les occasions de s’autoformer et de se perfectionner sont légions. On prive donc les employés d’un accès à des ressources susceptibles de supporter, voire accroître leurs connaissances et contribuer ainsi tant à leur satisfaction au travail qu’à leur rendement.

Laissez-moi vous partager quelques points qui font qu’un environnement limité et appauvri, tel qu’on le connaît actuellement à plusieurs endroits, n’a plus sa place :

  1. Aujourd’hui être pris à l’intérieur des murs de son organisation constitue un SILO en soi, puisque la terre entière ne demande qu’à partager des connaissances via l’internet. S’en priver, s’est s’isoler et évoluer en vase clos.
  2. Les gens ont désormais la possibilité de se munir de leur propre appareil mobile et peuvent aisément naviguer sur les sites de leur choix et ce, sans égard aux politiques de l’organisation qui les emploie.
    1. Ce phénomène engendre le BYOD (Bring your Own Device). Ainsi, les employés se dotent eux-mêmes de leurs propres outils et il devient difficile d’implanter un standard de mobilité pour l’organisation puisque tout est disparate (Android/iOS/Windows Phone). Cela complique singulièrement l’éventuel déploiement d’une stratégie mobile.
  3. Enfin, la grande majorité des personnes ont acquis une maturité dans leur utilisation (judicieuse) d’internet et il n’est plus vrai que de libérer les accès serait source de distraction et d’abus. Le contraire sera l’exception, et il s’agit là d’un enjeu de gestion davantage que de sécurité informatique.

Dans ce contexte, l’intranet nouveau devrait contenir non seulement les contenus internes, mais aussi libérer et encourager l’accès à des sites externes. Il devrait être un lieu de convergence où l’employé pourra trouver le résultat mis à jour en temps réel des trouvailles et suggestions de ses pairs et partager les siennes. Histoire de se garder à jour dans son domaine d’expertise, d’élargir son regard, d’étoffer ses positions.

Changement de philosophie pour plusieurs, certes, et gros bon sens pour les plus visionnaires.